Décision importante

Mes amis, j’ai pris la décision de « fermer ce blog » et de reprendre la publication sur mon blog photos : http://vupardoume.blogspot.fr ….

Ceci sera fait assez rapidement, je reproduirais tous les textes déjà parus et vous connaitrez la suite…

Amicalement et à très bientôt !

Doume

Publicités
Publié dans Tranches de vie | Laisser un commentaire

essai : poursuivre ou non ?

Et si je disais : parution du prochain article en 2017- à la rentrée !?!

Depuis avril 2012 je n’avais plus eu l’impulsion nécessaire pour continuer de publier, l’écriture était pourtant bien avancée à ce moment là…

Mais là, en 2017, après bientôt quatre années de retraite révolues, je pense que publier à nouveau est une sorte de besoin !

Alors si certains d’entre vous ont toujours envie…. merci de me le faire savoir svp

Evidemment, mon premier lecteur et commentateur n’est plus avec nous… mais je crois savoir qu’il serait toujours et encore ce premier lecteur et surtout mon meilleur ami ! Salut le « pot » !

Doume

Publié dans Tranches de vie | 2 commentaires

Blog suspendu !

questions techniques, accès difficile… autres excuses ?  ou … faute d’intérêt… (sauf pour moi…cela est mon « histoire »…) :  je continue donc « pour moi »…

Salut à toutes et tous !

Dominique / Doume

je suis joignable par mail pour ceux qui veulent…

Publié dans Tranches de vie | 4 commentaires

Rosalie… la vie dans le village d’à côté…

Rosalie, elle n’avait plus qu’une année de scolarité à finir et elle pourrait aider ses parents pour l’élevage et la préparation des viandes pour la boucherie de l’oncle où sa maman travaillait. D’un geste timide de la main, Pierre la salua rapidement ainsi que sa maman et lui glissa quelques mots à l’oreille, certainement gentils, car Rosalie souriait quand il s’en alla en sautillant sur le chemin vers sa maison… Le papa de Rosalie était éleveur. Dans la famille on comptait au nombre des différents oncles, un boucher-charcutier et cela donnait aux parents de Pierre un intérêt pour vivre bien de leur activité journalière, car bien sûr le boucher était leur client.

En ce temps là, la boucherie du village était quelque chose de très important car le boucher, non seulement faisait son travail de charcutier, mais très souvent c’était lui qui tuait les bêtes, vaches, bœufs, taureaux, cochon, que les particuliers qui en avaient les moyens, élevaient dans leurs petites étables et dépendances modestes que leur mettait aussi à disposition, l’usine.

Le boucher du village de Pierre et Rosalie, était un homme d’origine germanique et très droit dans sa carrure et son métier. Il fallait demander bien tôt dans la saison des cochonnailles pour réserver sa présence lors de l’abattage et du dépeçage du cochon. Et ce jour là c’était presque cérémoniel, rituel. Tôt le matin vers 6 heures, le propriétaire de la bête, en l’occurrence le papa de Rosalie, se levait et faisait bouillir un maximum d’eau chaude pour remplir l’espèce de « brancard à cuvette » en bois, une auge rectangulaire à bras, servant à la déplacer à quatre. Le cochon, une fois saigné, était lavé et brossé avant d’être dépecé et remis en morceaux dans l’auge. Oui, on peut le dire, que c’était un peu barbare tout cela, mais c’est pour manger, alors personne non plus ne relevait le fait que les enfants assistaient au « spectacle ».

Le cochon hurlait, se débattait rudement, maintenu par quatre gaillards du village, le papa de Rosalie entre eux, mais cela ne durait guère longtemps, le boucher avait le coup de main, le bras assuré pour l’assommer d’un coup bien placé avec une masse et ensuite tranquillement pour ne poignarder qu’une fois, à l’endroit précis… Aujourd’hui, on ferait un débat politico-religieux sur cette manière de « tuer le cochon » mais à cette époque là c’était une fête pour tous !

Rosalie et Pierre se tenaient quelque peu à l’écart et, à les observer, ils n’avaient pas vraiment d’intérêt pour ce qui se passait, ils riaient ensemble aux blagues de Pierre et de ses petits copains, il y avait là aussi le frère ainé de Rosalie, un bonhomme bien en chair pour son âge, on lui avait d’ailleurs affecté le surnom de « Klotz », le bloc, aussi qualifiable, mais dans son cas avec extrême gentillesse, de « rustre ». Il était vraiment d’un seul tenant, et ce jusque loin dans sa vie. Je me souviens de lui, alors qu’il s’était expatrié vers le travail dans les aciéries de Lorraine…nous y reviendrons aussi…

Entretemps le cochon ayant rendue l’âme, le boucher s’affairait avec moult couteaux et hachettes, à le ciseler, dégraisser et découper en parts.  Le sang récupéré lors de l’égorgement refroidissait dans les seaux en acier galvanisé et attendait que les femmes aient fini de laver les boyaux pour s’en servir et, avec le sang cuisiné et assaisonné, agrémenté avec des tout petits morceaux de lard frais, confectionner le boudin noir et la saucisse de sang, le « Schwartzwurst » une spécialité lorraine que l’on fumait ensuite… Certaine femmes du village étaient de vraies professionnelles de cette charcuterie. Elles étaient habituées à confectionner de la charcuterie avec tout ce qui est bon à manger dans le cochon. Une tante faisait les pâtés de tête, une autre les pâtés de foie et tout le monde aimait manger ces charcuteries traditionnelles et très goûteuses. La langue du cochon après que le boucher l’ait parée, était en général cuite le jour même des cochonnailles, elle ne se conservait pas bien sauf en la salant, mais il fallait bien nourrir les participants alors tout ce qui était « cuisinable » de suite passait à la casserole au bon gré de tous les présents.

Le boucher ne s’en allait pas avant d’avoir paré les jambons pour le fumoir, ces derniers allaient être salés dans l’auge en bois, en compagnie des pièces de lard des côtes et de quelques bonne pièces que l’on allait ainsi garder pendant des semaines dans les caves. Un schnaps finissait le partage et un bon café – chicorée, certains y ajoutaient un peu de vin rouge pour la digestion… la fête se finissait et le cochon était déjà oublié….

…/…
à suivre

Publié dans Tranches de vie | 6 commentaires

Pierre, ses parents et…

… Alors que dire quand grâce à l’activité de papa, il pouvait traverser une grande partie de l’usine et aller décharger le bois transporté près de la halle. Il exultait de joie et en profitait pour aller jeter un coup d’oeil au ballet des ouvriers verriers dans l’antre en chaleur.

Pierre ne redoutait en rien les risques de ce métier qu’il trouvait à sa mesure. Eh oui, il pouvait se brûler, se blesser, avoir les muscles endoloris par les efforts des plus de 45 heures hebdomadaires dont il réalisait la dureté. Pour faire ce métier de verrier il fallait du courage et de la volonté, mais Pierre possédait ces qualités et irait au bout.

Malheureusement le temps passé à regarder le métier et en découvrir les détails et aléas ne durait jamais assez longtemps. Car pour remonter au village, les boeufs mettaient bien plus d’une heure et demie, alors il fallait repartir au plus vite pour rentrer à la maison à une heure décente pour manger et aller dormir.

Quant à maman, elle était affairée la journée entière à traire, nourrir le bétail et à préparer la nourriture pour papa et l’ouvrier, un gars venu de Roumanie via la Forêt Noire et qui logé, nourri n’en demandait pas plus. Il baragouinait quelques mots d’allemand et comme les habitants du Bitcherland étaient bilingues forcément depuis les années 70 du siècle précédent, cela ne posait aucun problème majeur de compréhension. On appelait « ces gens là », des métayers, tout ce qu’il y avait à faire pour les employer était de les nourrir, les coucher et de leur donner un peu de « schnaps » et de vin. Dans la famille de Pierre on « brûlait » du schnaps depuis des lustres et l’alambic en cuivre et en étain était remisé soigneusement dans une partie de la grange très isolée et fermée à clé. C’était un bien précieux que cet alambic.

Il faut dire que les vergers étaient une autre partie de la propriété familiale et qu’ils fournissaient matière première de grande volée. Des quetsches, des vraies, pas des prunes, bien qu’il y en eut aussi, des mirabelles, des cerises noires ou rouges, des reines-claudes et des poires, des « Williams », composaient l’assortiment de fruits à schnaps, eau de vie du pays lorrain et d’Alsace. Le rituel de la distillation était pareil à celui des cochonnailles, le village, du moins le grand quartier était présent pour y assister et goûter le liquide enivrant. Bien sûr cette activité était pleinement et uniquement pour la famille, bien que de temps à autre on se laissait aller à vendre l’une ou l’autre bouteille. Certains, mais pas le papa de Pierre, distillaient même des patates ou d’autres produits de la terre, betteraves entre autres, pour faire du schnaps « thérapeutique », oui cela servait pour se soigner, en cataplasmes par exemple.

Dans la pièce principale, la « Stub » disait – on trônait contre le mur un « Kacheloffe », un fourneau imposant en carrés de céramique, cela donnait une petite idée aussi de l’aisance des parents de Pierre. Ce fourneau servait à chauffer la maison d’habitation accolée à la grange, au « Schopf », abri pour les charriots et les outils agricoles, et à l’étable.

Après un dernier regard vers le village du haut de la colline, un dernier regard sur la majestueuse église rose, Pierre  et son papa ne tardèrent pas à replonger, par delà la butte, dans le village d’à côté et passèrent à quelques enjambées de la maison de Rosalie, une bonne amie de Pierre et… une jolie et pimpante jeune fille de la campagne. Souvent, Pierre la regardait avec ses yeux foncés et il évitait d’exprimer ce qu’il pensait au fond de soi. Mais, on s’en doutait, c’était impossible de ne pas le remarquer. Rosalie, elle, savait d’ailleurs en jouer. Papa laissa Pierre sauter du charriot et celui-ci, après avoir promis de venir de suite, appela son amie qui était en train de travailler avec sa maman dans le potager immense qui longeait leur fermette.

Pierre avait douze ans et demi et n’était pas encore sorti de l’école, il n’était pas un grand élève mais avait déjà suffisamment appris de choses pour s’en sortir dans la vie. Une particularité de sa personne lui était venue de l’école, on lui reprochait son inattention, il confirmait la chose en signant à l’envers, « errieP.r…. » , on ne sait si c’était là une façon de montrer sa petite rébellion..?

…/…

à suivre

 

Ndlr : prochaine publication vers le 15 Avril… jusque là : Joyeuses Pâques à vous ami(e)s et lecteurs/lectrices fidèles…!

Domidoume…

Publié dans Tranches de vie | 6 commentaires

Pierre, du village d’à côté…

A peine sorti de la rue principale, traversant le village et très longue, plus de deux kilomètres, du « village d’à côté », on passe une petite colline et du haut du surplomb on aperçoit, par journées de beau temps, le clocher en pointe ronde et bombée de la « cathédrale en grés rouge » du village de la vallée.

Les différents rectangles et carrés en tons de rose et de rouge des pierres de grés lui donnaient une majesté sans pareil. Son toit en tuiles revêtues de métal émaillé, par moments colorées de façon étonnante en tons or, vert, rouge et formant des motifs, lui donnait un air de jamais vu, et c’est une partie de ce qui fait encore de nos jours son charme, à cette église construite au dix-neuvième siècle sur une des collines de ce joli village industriel.

En orientant le regard vers la gauche , un peu plus loin sur la route, un chemin de forêt amélioré de gros cailloux écrasés, on apercevait de temps à autre au travers d’une trouée dans la forêt de sapins et d’épicéas, quelques uns des toits, tuilés ou recouvert de plaques de tôle ondulée, de l’usine. On voyait aussi le toit de la halle verrière et sa cheminée qui dominait de quelques mètres le reste des bâtiments. Son ossature en poutrelles d’acier peintes ressortait en se distinguant vraiment du cadre tranquille des maisons accolées du village et attestait de la présence réelle de l’usine « à cristal ». 

Après une descente en méandres assez sévères, pour aller dans le village, de facto il fallait descendre quel que fut le point cardinal de départ. La route conduisait à la partie la plus éloignée du village mais déjà intégrée, là où se trouvait le moulin, près de la rivière qui traversait l’usine et à fortiori le village, construits par-dessus et le long de cette dernière, la « Münz ».

Pierre, ce jour là, était assis sur la charrette lourde de bois de hêtre, en billes fendues en longueurs de un mètre. La charrette était tractée par les deux boeufs qui appartenaient à son papa et qui servaient aussi certains jours de la semaine, entre autre, à conduire le bois à l’usine, une sorte de transport d’approvisionnement des stocks de bois de cette dernière. C’était là une activité complémentaire qui permettait de payer plus ou moins l’entretien du maigre matériel agricole qui servait au métier du papa de Pierre. Il était paysan, cultivateur disait-on déjà.

Dans « le village d’à côté », il faisait partie d’une population assez importante de paysans et d’ouvriers du monde agricole, de métayers pour la plupart. L’emploi agricole, culture de blé et de maïs, de betteraves et de choux blancs, l’élevage destiné à la boucherie, s’étaient bien implantés dans ce village là, où peu d’activité industrielle était de mise.

Pour nourrir le troupeau de quelque vingt vaches et boeufs, le papa de Pierre était très occupé, ses journées duraient une éternité et Pierre ne voyait pas souvent son papa. C’était donc une de ces journées que Pierre savourait réellement et espérait qu’il y en aurait beaucoup d’autres. Mais l’école  lui prenait du temps aussi.

Oh, il n’aimait pas beaucoup aller à l’école, mais quelle autre solution y avait-il ? Il fallait attendre quatorze ans pour aller travailler. Pierre était attiré par la « bête », le monstre, il voulait devenir verrier.

…/…

A suivre

Publié dans Tranches de vie | 7 commentaires

QUESTION ?

Bonjour

Plusieurs d’entre vous, chers amis lecteurs habituels, me signalent de « gros » problèmes de connexion à ce blog ?

Message : merci de confirmer ou d’infirmer svp ?

Vous avez tou(te)s mon email , je vous en serais très reconnaissant et si cela s’avère exact, je migrerais le blog ailleurs…

Très bonne journée de vendredi à tous !!

(nota : pour tester… ce message est programmé…)

Publié dans Tranches de vie | 16 commentaires